Publié le 22.05.2026

Période fiscale : trois règles pour préserver son sommeil

Le sommeil, une variable d’ajustement risquée

Lorsque la charge de travail augmente, les journées s’allongent et le sommeil devient souvent la première chose que l’on sacrifie. En période fiscale, réduire ses nuits peut sembler nécessaire pour avancer sur les dossiers ou respecter les échéances.

Cette solution a pourtant des conséquences concrètes. Le manque de sommeil ne provoque pas uniquement une sensation de fatigue. Il peut aussi affecter la concentration, la qualité des décisions, la récupération et la gestion du stress.

Ces difficultés s’installent parfois progressivement. Elles peuvent finir par fragiliser l’énergie individuelle, mais également la dynamique de toute une équipe.

Sept à neuf heures de sommeil par nuit

Dans le cadre de « Mon Défi Santé », France Défi a proposé à ses membres une série de webinaires consacrés au sommeil. Ils sont animés par Morgane Abegg, psychologue, neuropsychologue et doctorante en neurosciences.

Le premier rendez-vous portait sur un sujet particulièrement sensible pour les cabinets comptables : préserver son sommeil en période fiscale.

Parmi les repères présentés, le support rappelle qu’un adulte a besoin de sept à neuf heures de sommeil par nuit. Ce besoin peut être difficile à respecter pendant les périodes de forte activité. Réduire régulièrement son temps de repos n’est cependant pas neutre pour la vigilance et la récupération.

Le webinaire invite ainsi à mieux comprendre le fonctionnement du sommeil et à repérer les habitudes qui peuvent perturber les nuits.

Trois règles simples pour retrouver des repères

Trois recommandations concrètes ressortent de cette première intervention :

  • Se lever à heure fixe. Une heure de lever régulière permet de conserver un repère stable, même lorsque les journées de travail sont chargées.
  • Utiliser son lit uniquement pour dormir. Travailler, consulter ses dossiers ou prolonger ses activités professionnelles au lit peut brouiller l’association entre cet espace et le sommeil.
  • Sortir du lit lorsque le sommeil ne vient pas. Rester couché longtemps sans parvenir à dormir peut renforcer la frustration et la tension liées à l’endormissement.

Ces règles ne visent pas à ajouter une nouvelle contrainte aux emplois du temps. Elles proposent plutôt un cadre simple pour éviter que la période fiscale ne désorganise durablement les habitudes de sommeil.

Protéger aussi l’efficacité des équipes

Préserver son sommeil ne relève pas uniquement du bien-être personnel. Pour les cabinets, c’est aussi une question de qualité du travail.

Une fatigue qui s’accumule peut rendre plus difficile le maintien de l’attention, la prise de décision et la gestion des situations stressantes. Dans une période où la précision reste essentielle, le sommeil constitue donc un point de vigilance collectif.

Les principaux enseignements de ce premier webinaire sont réunis dans une synthèse pratique. Elle permet de retrouver les chiffres clés, les erreurs fréquentes et les règles présentées par Morgane Abegg.