Le commissariat aux comptes

Le commissariat aux comptes

 

Les commissaires aux comptes sont utiles !

Initiée fin 2017, à la demande des ministres de l’économie et de la justice, la mission de l’Inspection générale des finances (IGF) consistait à mesurer le rôle de la présence du commissaire aux comptes dans les PME. Dans son rapport « La certification légale des comptes des petites entreprises françaises », cette mission a récemment conclu que la présence du commissaire aux comptes n’était pas justifiée ! La loi Pacte a entériné cet avis ! Pour les sociétés commerciales qui n’appartiennent pas à un groupe et celles qui appartiennent à un groupe dont les comptes ne sont pas consolidés, l’audit devient obligatoire, dès lors qu’elles dépassent deux des trois seuils suivants : 8 millions d’euros de chiffre d’affaires, 4 millions d’euros de bilan et 50 salariés.

Fin janvier 2019, la commission spéciale du Sénat approuve l’économie générale de la réforme, y compris la création de l’audit simplifié pour les petites entreprises, mais déplore le risque en matière de sécurité financière ainsi que l’impact sur la profession de commissaire aux comptes. La commission adopte un amendement qui permet le report de la réforme au 1er janvier 2021. Il doit permettre aux commissaires aux comptes de valoriser d’autres prestations.

 

Sur le terrain, les professionnels du groupement France Défi constatent au quotidien l’utilité du commissariat aux comptes. Témoignages :

Philippe Guermeur, président de France Défi insiste sur le rôle d’éclaireur du CAC en toute indépendance et objectivité

« Les objectifs assignés de cette réforme sont de libérer l’économie pour que les PME françaises deviennent des ETI. Or une PME ne devient pas une ETI en claquant des doigts cela nécessite de conquérir de nouveaux marchés, de se structurer…

Or, le commissaire aux comptes n’est pas présent que dans les moments difficiles. C’est un acteur clé des choix stratégiques de l’entreprise.

Que ce soit pour des décisions d’investissement, de croissance externe ou de gestion, le dirigeant de PME sollicite son commissaire aux comptes, il fait partie de l’équipe de professionnels capable de l’assister. Il vient en complément de l’expert comptable qui n’a pas forcément la dimension de l’accompagner sur des sujets de structuration.

Fort d’un large panel de clients, il a un regard spécifique et surtout il intervient en toute indépendance et objectivité. Ce n’est pas un béni-oui-oui.

Cette approche particulière du conseil est particulièrement importante pour les sociétés qui réalisent entre 5 et 8 millions de chiffre d’affaires, même si cela a été peu évoqué par la Profession.

Leurs dirigeants sont en effet assez seuls, ils ont besoin que nous les aidions à piloter leur activité. Ce sont eux qui vont être les premiers à pâtir de la réforme.

Pour eux, notre rôle d’éclaireur est fondamental. »

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