Stéphane Lambert

Stéphane Lambert
Créatif et téméraire

Il ne fait jamais les choses à moitié ! Pour commencer, le parcours de Stéphane Lambert est complètement atypique. Son rêve d’enfant était d’être cuisinier… mais lorsqu’il s’oriente vers la voie professionnelle, les professeurs de ce bon élève ont insisté pour qu’il passe le Bac. Chose faite, il entre à l’école hôtelière. Il enchaîne sur un DUT compta « pour pouvoir être patron », puis sur la très élitiste MSTCF. « Résultat, je suis expert-comptable, et je cuisine bien les chiffres ! ».
Son excellence technique lui a également permis de gravir les échelons professionnels. Après avoir été stagiaire chez AMYOT (devenu depuis Grant Thornton), il rejoint le cabinet Creuzot où il est désormais dirigeant associé. « Avec Christian Baudouin on s’est rencontré autour d’un café, on avait des valeurs communes et l’envie de s’associer pour partager une évolution ». A l’époque, en 1996, Creuzot comptait 5 associés et une quarantaine de salariés.  « Aujourd’hui, il y en a 120 de plus ». Précurseur, et totalement en phase avec le projet France Défi, dont il est un des membres fondateurs, le cabinet Creuzot choisit dès 1996, d’apporter des services complémentaires à ses clients, d’intégrer des spécialistes, bref de se développer pour se professionnaliser.

« Ni limite ni barrière »

Stéphane Lambert « n’a ni limite ni barrière », il a notamment « organisé la restructuration juridique et patrimoniale de la nouvelle équipe d’associés chez Creuzot » Cela n’a pas été simple et a duré une dizaine d’années car l’objectif était ambitieux : « Désormais, tout le monde est égalitaire ! Un homme, une voix… On nous compare même à une Scop ! »

Fier d’y être parvenu, enrichi par l’expérience, il a renoncé à vivre la gouvernance « comme une bande de copains ou une équipe de foot ». Un regret pour ce fan absolu de sport (il organise d’ailleurs son agenda à l’aulne des grandes compétitions) mais qui ne remet en aucun cas en cause sa valeur première : celle du partage.
« C’est la satisfaction d’aider les autres, j’ai été élevé comme ça ! » Et chez France Défi, il s’y retrouve : « Tout est ouvert. On échange en toute transparence sur nos idées, nos résultats. Mais Il faut donner pour recevoir. » D’ailleurs, en tant que vice-président en charge des dossiers Gérer, il entend bien mobiliser davantage chacun des membres de France Défi « Il s’agit d’être acteurs du groupement, c’est très important. Il faut participer ! »

Entraîneur dans l’âme

L’autre mission collective qu’il évoque cette fois pour la gouvernance, c’est celle « de réussir la transition. C’est une étape importante pour France Défi. Nous sommes tous des enfants d’Alain Cheval et devons perpétuer ses valeurs de simplicité, de partage, d’intégrité et de convivialité. »

Enfin, ce père de deux enfants adore « lancer des défis fous ». Après avoir entraîné ses associés à cuisiner pour leurs 100 collaborateurs, après avoir motivé deux de ses associés à participer aux 100 km de marche de Steenwerck, après avoir décidé cette année pour ses cinquante ans de courir le marathon de Royan, il a « envie que France Défi se lance aussi pour créer un moment exceptionnel. Une grande opération solidaire qui marque les esprits ? » A suivre.