Nathalie Malicet, l’engagement naturel

Nathalie Malicet, l’engagement naturel

Publié le 16 mars 2017

Le rôle d’un expert-comptable ne se limite pas à la gestion des comptes de ses clients. Bien souvent, il implique de les accompagner dans des aventures humaines, où engagement personnel rime avec solidarité. Rencontre avec Nathalie Malicet du cabinet Anexis.

Nathalie Malicet

Le rôle d’un expert-comptable ne se limite pas à la gestion des comptes de ses clients. Bien souvent, il implique de les accompagner dans des aventures humaines, où engagement personnel rime avec solidarité. Rencontre avec Nathalie Malicet du cabinet Anexis.

Nathalie Malicet est une femme engagée. Elle le reconnaît sans forfanterie « Je suis fondamentalement quelqu’un de conviction. S’impliquer est naturel pour moi ». Expert-comptable et commissaire aux comptes, elle s’est toujours investie dans la promotion de son métier et la défense de ses confrères : après avoir été présidente de la Compagnie des commissaires aux comptes de Bordeaux, puis vice-présidente de la Compagnie nationale des commissaire aux comptes, Nathalie Malicet est aujourd’hui présidente de la Compagnie des experts de justice. « Tous ces mandats électifs sont totalement bénévoles », précise l’associée gérante d’Anexis, membre du groupement France Défi

Accompagner Rose

Mais cet engagement ne se limite pas au strict cercle de sa corporation. En 2011, Nathalie Malicet se lance dans une aventure inédite : accompagner la création du magazine Rose, premier semestriel consacré au Cancer du sein. Tout commence par une histoire d’amitié : Céline Dupré, une des deux cofondatrices du magazine – avec Céline Lis-Raoux- lui demande si elle accepterait de la rejoindre dans cette entreprise.
L’enjeu ? Conseiller les fondatrices de Rose dans leur démarche et structurer leur projet d’un point de vue comptable, financier et juridique. « Dès le départ, cela a été un travail d’équipe. Avec l’ensemble des collaboratrices du cabinet, nous avons pris du temps pour réfléchir aux structures juridiques les plus adaptées, pour trouver la meilleure organisation possible afin de que l’association Rose et le Magazine puisent vivre. » Les contraintes sont nombreuses : le magazine est gratuit et l’association ne reçoit aucune subvention publique. « Concrètement, nous avons même été jusqu’à lancer un rescrit auprès de l’administration fiscale afin de trouver la meilleure forme et de garantir la pérennité du projet. »

Se battre pour le droit à l’oubli

L’existence de Rose assurée, l’engagement de Nathalie Malicet va se prolonger au-delà du magazine. Fin 2O14, un projet de loi visant à inscrire le droit à l’oubli bancaire pour les anciens malades atteints de cancer est en cours d’élaboration. Les deux fondatrices de Rose lancent alors une pétition afin de relayer cette initiative, notamment dans les réseaux sociaux. Elles peuvent compter sur l’aide de Nathalie Malicet. « J’ai simplement mis mon carnet d’adresses, professionnel et personnel, au service de cette pétition afin que le projet de loi aboutisse et ne soit pas enterré », relate l’expert-comptable. Un combat de longue haleine : le droit à l’oubli est finalement entré en vigueur en février 2017, avec la publication au Journal officiel du décret d’application de la loi voté en 2016 « Nous n’avons pas obtenu tout ce que nous voulions, mais le projet de loi est passé », se félicite aujourd’hui Nathalie Malicet.

Et l’aventure ne s’arrête pas là. S’est ouverte à Bordeaux la Maison Rose : « Il s’agit en fait d’un appartement d’accueil de jour dédié à des femmes malades, en soins. C’est un lieu de vie, de rencontres et d’échanges où sont organisés des activités, des ateliers et diverses manifestations. Là aussi, nous les accompagnons dans leur gestion financière tout en essayant de relayer au maximum leurs actions », explique l’associée du Cabinet Anexis.

Pour les enfants en danger

Cette constance ne fait pas pour autant de Nathalie Malicet la femme d’une seule cause. Son engagement solidaire se conjugue au pluriel, au profit des enfants cette fois. En soutien à l’association « Action Enfance », elle a ainsi organisé pour la Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes la participation de 80 commissaires aux comptes au semi-marathon de Paris 2016. Un appel aux dons a alors été fait auprès des coureurs, auxquels la CNCC a également répondu favorablement. 32 000 euros ont ainsi pu être récoltés au bénéfice de l’association. Fort de ce succès, l’expérience a été renouvelée lors du marathon du Beaujolais en novembre 2016. A l’issue de cette initiative, la Compagnie Régionale des Commissaires aux comptes de Lyon a remis un don de 5 700 euros à l’association Docteur Clown.